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	<title>Section Chapelle Goutte d'Or &#187; Webmaster</title>
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	<description>Section parisienne du parti Socialiste</description>
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		<title>Sylvie</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 09:45:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[militant]]></category>
		<category><![CDATA[Socialiste]]></category>

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		<description><![CDATA[Agée de 61ans, Sylvie Sage est née en Algérie, d’une famille de 8 enfants. Elle arrive en France à l’âge de 15 ans. Mère d’un garçon âgé aujourd’hui de 40 ans, elle a également élevé la fille de son compagnon de l’époque. Une vie professionnelle bien remplie : haute couture, musique, gestion, CNPF, Europe 1, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-99" style="margin-left: 3px;margin-right: 3px" src="http://ps-paris18cgo.org/files/2009/09/sylvie-227x300.jpg" alt="Sylvie Sage" width="114" height="150" /></td>
<td>Agée de 61ans, Sylvie Sage est née en Algérie, d’une famille de 8 enfants. Elle arrive en France à l’âge de 15 ans. Mère d’un garçon âgé aujourd’hui de 40 ans, elle a également élevé la fille de son compagnon de l’époque.<br />
Une vie professionnelle bien remplie : haute couture, musique, gestion, CNPF, Europe 1, à la retraite aujourd’hui, Sylvie est une militante active et chevronnée qui se passionne aussi pour l’art, les livres, le cinéma, les chevaux et les courses professionnelles.</p>
<p><strong><em>Te rappelles-tu du jour où tu as adhéré au parti socialiste?</em></strong></p>
<p>J’ai voté toute ma vie d’électrice pour le PS et sympathisante en 1981 ensuite j’adhère au parti socialiste en 2001 aux Municipales à cause d’une femme : Annick Lepetit et d’un futur maire : Bertrand Delanoë. Une chance de les avoir suivis dans les campagnes. A la suite d’un déménagement, j’ai intégré la section CGO, où je suis toujours.</p>
<p><strong><em>Racontes-nous ton parcours politique.</em></strong></p>
<p>C’est, très tôt, dans une Algérie déchirée par une guerre que nul ne voulait considérer comme telle, que je me souviens avoir pris conscience de la nécessité de s’engager. J’avais 14 ans et ne comprenais pas comment un homme comme De Gaulle pouvait tolérer cela. Un million de morts pour rien: des tortures, des attentats et la folie de tuer. Mon prof d’histoire nous racontait l’occupation allemande et leurs horreurs, la résistance et De Gaulle, le libérateur. Il nous apprenait aussi qu’un pays aspire et réussit toujours à obtenir son indépendance, c’est une loi immuable. Il nous disait aussi que cette guerre était un grand malheur pour les Algériens et une honte pour la France. Je pense en avoir gardé un grand sentiment de culpabilité qui a dû jouer un grand rôle dans mon engagement futur. En 1962, je suis rentrée en France avec ma famille et cela a été un déchirement. Sur l’Ile de Ré, nous étions à l’écart de tout. En revanche, j’ai effectué mes études secondaires à La Rochelle, et là, j’ai eu une prof de Philo en or. Elle m’a ouvert les yeux, les oreilles et le goût de la lecture. Il est vrai qu’étant interne, j’avais tout le loisir de bouquiner. Elle m’a parlé des « porteurs de valises » et pour moi, ces porteurs de valises étaient des héros <em>(Ndlr: les “porteurs de valises” étaient des français qui aidaient le FLN algérien)</em>.</p>
<p>J’en entendrai parler plus tard, en 1968, et c’est à cause d’un de ces « porteurs de valises », que j’ai adhéré au Parti Communiste en 1975. J’y suis restée très peu de temps. Ce parti n’était pas assez féministe à l’époque, à mon goût. En revanche j’avais goûté au militantisme.</p>
<p><strong><em>Pourquoi selon toi, il est important de militer dans un parti?</em></strong></p>
<p>C’est certainement pour moi, le sentiment de culpabilité que j’ai ressenti très jeune qui m’a poussé à essayer d’agir sur le terrain et à me trouver parmi les plus justes. Il n’y a pas de progrès social sans la gauche, et le PS est le parti qui réunit le plus de critères pour la prise en charge des affaires du pays. C’est avec des petites gouttes d’eau qu’on fait les grandes rivières. Déjà, en 1981, nous l’avions expérimenté.</p>
<p><strong><em>Quelles sont tes engagements et actions politiques en tant que militante?</em></strong></p>
<p>Les actions politiques sont toutes nobles, y compris les plus minimes. Dans notre section, nous avons beaucoup de chance : nous partageons nos aspirations avec des personnalités que j’affectionne et que je respecte. Alors pas de limite pour les campagnes, je m’engage à fond : le terrain, les petits travaux, être utile, participer et partager.</p>
<p><strong><em>Enfin, si tu avais une anecdote à nous raconter, ce serait laquelle?</em></strong></p>
<p>Vous savez, à chaque  campagne, certains militants ont du mal à se mobiliser en particulier le week-end et tôt le matin. En revanche, ils sont présents chaque fois qu’un de nos leaders annonce sa venue. Un dimanche, en 2001, Bertrand Delanoë était attendu sur le marché. Son agenda étant publié sur internet, les militants en question sont arrivés comme d’habitude les mains vides, et se sont emparés des tracts que nous étions en train de distribuer, attendant fébrilement l’arrivée de notre Maire qui avait, lui, changé le lieu de rencontre ( en fait, nous avions monté ce canular avec une certaine complicité toujours bien en place !!!! ). Ils sont rentrés chez eux très déçus.</p>
<p><em>Propos recueillis par Majid Ba</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
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		<title>Mobilisés pour nos territoires !</title>
		<link>http://ps-paris18cgo.org/2009/11/06/mobilises-pour-nos-territoires/</link>
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		<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 11:48:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mobilisation]]></category>
		<category><![CDATA[député]]></category>
		<category><![CDATA[réforme]]></category>
		<category><![CDATA[social]]></category>
		<category><![CDATA[Socialiste]]></category>

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		<description><![CDATA[Taxe professionnelle, réforme des collectivités : Le PS se mobilise contre des projets du gouvernement dangereux pour la démocratie locale et les services publics locaux. Le gouvernement veut imposer des lois de recentralisation qui vont mettre en danger l’action des communes, des départements et des régions pour notre éducation, notre santé, nos transports publics, nos [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Taxe professionnelle, réforme des collectivités : Le PS se mobilise contre des projets du gouvernement dangereux pour la démocratie locale et les services publics locaux.</strong></p>
<p>Le gouvernement veut imposer des lois de recentralisation qui vont mettre en danger l’action des communes, des départements et des régions pour notre éducation, notre santé, nos transports publics, nos emplois et notre aide sociale.</p>
<p>Pour nos enfants, ce seront moins de ﬁnancements pour nos écoles, nos collèges et nos lycées. Pour nos aînés, ce sera moins d’accompagnement du grand-âge et de la dépendance. Pour nos entreprises et nos emplois, moins de soutien face à la mondialisation.</p>
<p>Les élus locaux sont dévoués au bien public. 73% des investissements viennent des collectivités locales. La décentralisation, c’est la démocratie locale au service des citoyens. Il faut une réforme territoriale pour l’améliorer, pas pour la casser.</p>
<p>Agissez avec nous pour défendre la démocratie locale face à la volonté autoritaire du pouvoir.</p>
<p><a href="http://www.parti-socialiste.fr/territoires/" target="_blank">Contactez les parlementaires de la majorité présidentielle en consultant le site de la mobilisation</a></p>
<p><a href="http://www.parti-socialiste.fr/territoires/doc/livret-territoires.pdf" target="_blank">Télécharger le livret &laquo;&nbsp;Territoires&nbsp;&raquo;</a></p>
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		<title>Daniel Vaillant: L&#8217;exécutif &#171;&#160;ne facilite pas l&#8217;adhésion à la communauté nationale&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 11:42:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'actu des élu(e)s]]></category>
		<category><![CDATA[immigration]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[Vaillant]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Parti socialiste a annoncé mardi qu&#8217;il ne participerait pas au débat sur l&#8217;identité nationale. Interrogé par leJDD.fr, Daniel Vaillant, ancien ministre socialiste de l&#8217;Intérieur (1997-2002) aujourd&#8217;hui maire du 18e arrondissement parisien, considère que ce débat a une &#171;&#160;vraie légitimité&#160;&#187; même s&#8217;il n&#8217;est qu&#8217;une &#171;&#160;manœuvre politicienne&#160;&#187; de l&#8217;Elysée. Considérez-vous légitime le débat sur l&#8217;identité nationale [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em> Le Parti socialiste a annoncé mardi qu&#8217;il ne participerait pas au débat sur l&#8217;identité nationale. Interrogé par leJDD.fr, Daniel Vaillant, ancien ministre socialiste de l&#8217;Intérieur (1997-2002) aujourd&#8217;hui maire du 18e arrondissement parisien, considère que ce débat a une &laquo;&nbsp;vraie légitimité&nbsp;&raquo; même s&#8217;il n&#8217;est qu&#8217;une &laquo;&nbsp;manœuvre politicienne&nbsp;&raquo; de l&#8217;Elysée.</em></p>
<p><strong>Considérez-vous légitime le débat sur l&#8217;identité nationale lancé par le ministre de l&#8217;Immigration et de l&#8217;Identité nationale Eric Besson, ou est-ce une opération purement politique?</strong></p>
<p>Je pense que c&#8217;est les deux. D&#8217;une part, il y a une initiative politicienne de Nicolas Sarkozy, mise en œuvre par Eric Besson à quelques mois des élections régionales, pour faire oublier la panne économique et sociale du pays. L&#8217;exécutif essaye également de récupérer des voix que l&#8217;UMP a peur de voir se disperser. Mais d&#8217;autre part, les socialistes ne doivent pas pour autant avoir peur d&#8217;un débat sur l&#8217;identité nationale car c&#8217;est un sujet sur lequel ils sont très à l&#8217;aise. En 2005, les socialistes se sont opposés à un projet de loi de la droite dont l’article 4 faisait référence aux « aspects positifs de la colonisation. L&#8217;identité nationale, c&#8217;est remettre en cause les erreurs du passé, comme la colonisation.</p>
<p><strong>Selon plusieurs élus socialistes, un débat sur l&#8217;identité nationale peut dériver sur la question de l&#8217;intégration?</strong></p>
<p>La dérive sera immédiate si s&#8217;incruste, au sein du débat, la notion de communautarisme. L&#8217;immigration est aujourd&#8217;hui un sujet mal maîtrisé car on ne se donne pas les moyens de le traiter. Et c&#8217;est une conséquence directe des actes du gouvernement actuel. Franchement, accoler l&#8217;immigration à l&#8217;identité nationale, au sein d&#8217;un ministère, est une faute politique. Nous l&#8217;avons dit à l&#8217;époque où Brice Hortefeux a été nommé à la tête de ce ministère. Ce qui vaut pour lui vaut pour Besson. Sauf qu&#8217;Hortefeux a eu le titre et en est resté là.</p>
<p><strong>«&nbsp;&raquo;Le contrat social est aujourd&#8217;hui en panne, la question de l&#8217;intégration n&#8217;ayant pas été posée&nbsp;&raquo;»<br />
L&#8217;identité nationale fait-elle débat au sein du PS?</strong></p>
<p>Il y a eu un bureau national sur cette question. Au-delà de la décision des instances du parti, nous sommes unanimes sur un point: il n&#8217;y a qu&#8217;une communauté en France, c&#8217;est la communauté nationale fondée sur la République, ses trois valeurs &laquo;&nbsp;liberté, égalité, fraternité&nbsp;&raquo; auxquelles j&#8217;ajoute la laïcité – c&#8217;est-à-dire la tolérance envers toute religion. La gauche plurielle a toutefois déjà abordé les conditions d&#8217;appartenance à cette communauté. Le service civique obligatoire, que j&#8217;avais proposé, est un exemple d&#8217;initiative destiné à renforcer l&#8217;identité nationale, car il est un investissement républicain. Est-ce que le gouvernement est prêt à le défendre ou préfère-t-il en rester au volontariat, au bénévolat civique actuellement en vigueur?</p>
<p><strong>Que pensez-vous de la remise en valeur, évoquée par Eric Besson, des symboles de la République, comme l&#8217;hymne national?</strong></p>
<p>Il n&#8217;aurait pas fallu avoir à les remettre en valeur. Mon fils de six ans chantonne la Marseillaise, et je ne lui ai pas mis dans le crâne pour autant. Ces symboles sont un faux problème, l&#8217;arbre qui cache la forêt. La véritable question est: comment réalise-t-on l&#8217;intégration sociale des Français ou des immigrés en situation irrégulière dans notre pays? Le contrat social, une spécificité française, est aujourd&#8217;hui en panne, dans certains quartiers urbains périphériques, où des fractures se produisent, la question de cette intégration n&#8217;ayant pas été suffisamment posée par l&#8217;Etat. Cela porte atteinte à la communauté nationale et donc à l&#8217;identité nationale.</p>
<p><strong>E</strong><strong>t, selon vous, cette atteinte est le fait du gouvernement?</strong></p>
<p>A cause de la politique sociale mais aussi du bouclier fiscal voulus par le gouvernement, nombreux sont ceux qui ne trouvent pas leur place en France. Il y a eu des faiblesses, des défaillances notamment dans l&#8217;organisation des territoires: certains d&#8217;entre eux se désertifient, d&#8217;autres voient grimper leurs statistiques d&#8217;échec scolaire ou de chômage de longue durée. Ces facteurs, bien éloignés de la république sociale défendue par la gauche, ne facilitent pas l&#8217;adhésion à la communauté nationale.</p>
<p><strong>La crise économique est aussi une des causes de la remise en question du sentiment d&#8217;appartenance à la Nation…</strong></p>
<p>Cette crise, latente depuis de très nombreuses années, est même à l&#8217;origine de la nécessité de débattre d&#8217;identité nationale. Quand la France avait un chômage résiduel [sous le gouvernement Jospin], qu&#8217;elle était en croissance donc en progrès social, la question ne se posait pas. Quand j&#8217;étais ministre de l&#8217;Intérieur, le Medef souhaitait encourager l&#8217;immigration pour répondre aux offres d&#8217;emploi qui étaient à pourvoir faute de chômeurs. Et aujourd&#8217;hui, on conduit des campagnes sous fond d&#8217;insécurité pour transformer en &laquo;&nbsp;boucs-émissaires de la crise&nbsp;&raquo; ces immigrés en situation régulière, qui ont participé au bon fonctionnement de notre économie.</p>
<p><strong>Propos recueillis par G.V. &#8211; leJDD.fr<br />
Mardi 03 Novembre 200</strong></p>
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		<title>L&#8217;identité nationale est une carte</title>
		<link>http://ps-paris18cgo.org/2009/10/30/lidentite-nationale-est-une-carte/</link>
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		<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 10:13:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de coeur / coup de gueule des militants]]></category>
		<category><![CDATA[immigration]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[sans-papiers]]></category>

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		<description><![CDATA[Eric Besson ministre de l&#8217;immigration, lance un débat pour savoir ce qu&#8217;est être français. J&#8217;interviens vite pour économiser les frais d&#8217;organisation d&#8217;une telle campagne. Je connais la réponse. Je suis né en France il y a bien longtemps. Sur sol français. Le sol français ne ment pas. J&#8217;ai obtenu une carte d&#8217;identité française quand j&#8217;en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Eric Besson ministre de l&#8217;immigration, lance un débat pour savoir ce qu&#8217;est être français. J&#8217;interviens vite pour économiser les frais d&#8217;organisation d&#8217;une telle campagne.</p>
<p>Je connais la réponse.</p>
<p>Je suis né en France il y a bien longtemps. Sur sol français. Le sol français ne ment pas.</p>
<p>J&#8217;ai obtenu une carte d&#8217;identité française quand j&#8217;en ai fait la demande. J&#8217;ai voté aux élections, j&#8217;ai même été candidat, j&#8217;ai passé des concours qui exigeaient la nationalité française, j&#8217;ai été fonctionnaire de l&#8217;état français, fait un bout de service militaire.</p>
<p>J&#8217;étais français.</p>
<p>Certains chipotaient, disaient que mes parents n&#8217;étaient pas nés en France, mais je leur clouais le bec en sortant ma carte d&#8217;identité.</p>
<p>Puis, en juin dernier, ma carte d&#8217;identité étant périmée, j&#8217;en ai demandé le renouvellement et un fonctionnaire de la préfecture m&#8217;a dit que mon dossier était  incomplet, qu&#8217;il me fallait un certificat de nationalité française. Parce que mes parents sont nés à l&#8217;étranger.</p>
<p>Et en attendant, lui-ai-je demandé, est-ce que je peux voter? Non, bien sûr, il faut une carte d&#8217;identité encore valide. C&#8217;était la veille des élections européennes. Est-ce que je peux aller à l&#8217;étranger? Non, puisque je n&#8217;ai plus de carte d&#8217;identité. Est-ce que je peux monter dans un avion? Non, on me demande une carte d&#8217;identité en cours de validité.</p>
<p>Bref, je ne suis plus français. Il faut pour que je retrouve ma nationalité qu&#8217;un juge me délivre un certificat de nationalité française. Comment obtenir ce certificat? En joignant à mon dossier l&#8217;acte de naissance de mes parents, leur acte de mariage. Ils sont nés et se sont mariés dans des régions du monde où la guerre n&#8217;a pas épargné les services d&#8217;état civil. En attendant, je ne suis plus français. J&#8217;ai pu voter aux élections européennes parce que je présidais le bureau de vote et que volontairement, je n&#8217;ai pas regardé la date d&#8217;expiration sur la carte que je me tendais.</p>
<p>Tant que je ne retrouverai pas une carte d&#8217;identité valide, je ne serai plus français. Donc être français, c&#8217;est avoir une carte d&#8217;identité en cours de validité. Faut-il faut vraiment lancer un grand débat national pour trouver cette réponse?</p>
<p>Maurice Goldring</p>
<p>Sur le même sujet:<a href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/01/12/je-constate-que-ma-nationalite-francaise-n-est-pas-une-propriete-mais-un-bail-precaire_1290367_3224.html" target="_blank"> lire les témoignages sur le site du Monde</a></p>
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		<title>Daniel</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 13:59:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>

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		<description><![CDATA[Je suis né le 19 juillet 1949 à Lormes, dans la Nièvre. En 1958, ma famille s’installe à Paris, dans le 18e arrondissement. Mon père était ouvrier dans les usines Renault, ma mère secrétaire à la sécurité sociale. J&#8217;ai suivi ma scolarité dans l&#8217;arrondissement et ai exercé mon métier de technicien biologiste dans un laboratoire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top"><a href="http://ps-paris18cgo.org/files/2009/06/dv-portrait2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-521" src="http://ps-paris18cgo.org/files/2009/06/dv-portrait2.jpg" alt="Daniel Vaillant" width="150" height="150" /></a></td>
<td>
<p>Je suis né le 19 juillet 1949 à Lormes, dans la Nièvre.</p>
<p>En 1958, ma famille s’installe à Paris, dans le 18e arrondissement. Mon père était ouvrier dans les usines Renault, ma mère secrétaire à la sécurité sociale. J&#8217;ai suivi ma scolarité dans l&#8217;arrondissement et ai exercé mon métier de technicien biologiste dans un laboratoire du boulevard Barbès.</p>
<p>Depuis, je n&#8217;ai jamais quitté le 18e où je vis toujours aujourd’hui, dans le quartier de la Goutte d’Or.</p>
<p>Militant de gauche dès 1966, je rejoins le Parti Socialiste dès sa création en 1971. J&#8217;accède au Secrétariat National en 1986 et deviens numéro 2 du PS en 1995.</p>
<p>C’est dans le 18e que j&#8217;ai obtenu mes mandats électifs : conseiller de Paris (1977-1983, puis de 1989 à aujourd’hui) et d’arrondissement (1983-1989), conseiller régional d’Ile-de-France (1986-1989), député de la 19e circonscription composée des quartiers Chapelle, Goutte d’Or et Villette (1988-1993, puis 1994 à 1997), et maire du 18e (1995-2001, puis à nouveau depuis 2003).</p>
<p>Réélu député en 1997, j&#8217;ai laissé ma place à mon suppléant, Daniel Marcovitch, lorsque Lionel Jospin m’appelle à ses côtés au gouvernement. En 2002 et 2007, j&#8217;ai été réélu député de la 19e circonscription.</p>
<p>J&#8217;ai été réélu maire du 18e en 2008 avec plus de 72% des voix.</p>
<p>Je suis marié, père de cinq enfants.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
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		<title>Madeleine</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 13:51:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[militant]]></category>
		<category><![CDATA[Socialiste]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce portrait a été réalisé quelques semaines avant le congrès de Reims en 2008. Nous vous présentons Madeleine, une jeune femme d’une trentaine d’années d’origine Camerounaise. Vivant en France depuis plus de dix ans, elle a été naturalisée il y a quelques années dans ce pays qu’elle a choisi et aime profondément. Titulaire d’un DEA [...]]]></description>
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<td valign="top"><a href="http://ps-paris18cgo.org/files/2009/10/101_0020.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-625" src="http://ps-paris18cgo.org/files/2009/10/101_0020-150x150.jpg" alt="Madeleine" width="150" height="150" /></a></td>
<td><em>Ce portrait a été réalisé quelques semaines avant le congrès de Reims en 2008. </em></p>
<p>Nous vous présentons Madeleine, une jeune femme d’une trentaine d’années d’origine Camerounaise. Vivant en France depuis plus de dix ans, elle a été naturalisée il y a quelques années dans ce pays qu’elle a choisi et aime profondément. Titulaire d’un DEA en droit international public, elle a fait de la recherche dans le domaine du maintien de la paix et de la gestion des crises. Aujourd’hui, fonctionnaire, elle est chargée d’études dans un ministère.</p>
<p>Au-delà de ses activités professionnelles, Madeleine est une femme passionnée de vie politique et engagée dans des associations de femmes et de protection des droits de l&#8217;homme. Dès 2002 et la création des conseils de quartier (loi Vaillant), elle en est devenue conseillère.</p>
<p>Même avant son adhésion en 2006, Madeleine partageait déjà les idéaux socialistes qui incarne ses valeurs personnelles et ses aspirations. A la veille du grand rendez-vous démocratique des militants socialistes, nous avons voulu recueillir ses impressions.</p>
<p><strong><em>Que représente pour toi l&#8217;élection en novembre du prochain Secrétaire national du PS?</em></strong></p>
<p>un moment très important pour moi comme pour tous les militants et sympathisants sans doute, voire pour ceux qui, indécis ou déçus de la politique menée actuellement, recherchent un mouvement capable de porter leurs aspirations et de veiller à la préservation des acquis de la République française. J&#8217;attends personnellement de cette élection qu&#8217;elle fasse émerger l&#8217;homme ou la femme qui sera le porte flambeau du parti, qui rassemblera toute la famille socialiste, qui saura fédérer tous les projets et vers qui convergeront toutes les forces. Un leader dont le premier souci sera la renaissance d&#8217;un PS qui se donne les moyens de reconquérir le pouvoir. Evidemment, il n&#8217;est pas question aujourd&#8217;hui de désigner celui qui représentera le parti en 2012. Mais si notre futur n°1 bénéficie de la reconnaissance et de la confiance de ses camarades et des Français, il sera légitime qu&#8217;il conduise le projet socialiste, voire de la gauche lors des futures élections.</p>
<p>A l&#8217;issue du congrès de Reims, je souhaite que nos dirigeants respectent le choix qui en découlera, qu&#8217;ils taisent leurs querelles internes ou du moins que celles-ci ne donnent plus matière à satisfaire leurs adversaires. Le PS est un parti trés démocratique, avec  des hommes et des femmes de grande qualité. Ce qui peut expliquer que les avis ne soient pas toujours homogènes. Pour autant, je n&#8217;aurais qu&#8217;un appel à lancer: Que &laquo;&nbsp;nous lavions notre linge sale en famille&nbsp;&raquo; et qu&#8217;à l&#8217;extérieur, il ne soit entendu qu&#8217;une seule voix: celle d&#8217;une famille  unie.</p>
<p><strong><em>On parle beaucoup du droit de vote des étrangers non communautaires. Qu’en penses-tu ?</em></strong></p>
<p>Il est évident que le vote constitue l&#8217;un des éléments de la citoyenneté. Sur le plan national, je trouve logique qu&#8217;un ressortissant étranger ne puisse pas décider de l&#8217;avenir institutionnel d&#8217;une nation. En revanche, je pense que les étrangers pourraient tout à fait prendre part aux décisions locales, qui les concernent au quotidien. Oui, il me paraît normal que tous les habitants de la Cité, au sens classique du terme, puissent désigner les personnes qui décideront de l&#8217;évolution de leur environnement immédiat.</p>
<p><em><strong>Que représente le socialisme pour toi?</strong></em></p>
<p>C&#8217;est l&#8217;attachement aux valeurs humaines, à la justice, à l&#8217;égalité, à la fraternité par un lien de solidarité collective. C&#8217;est la recherche de la satisfaction des besoins de tous, de l&#8217;intérêt général. C&#8217;est l&#8217;aspiration au bien-être de tous. C&#8217;est évidemment pas la recherche du profit et de l&#8217;enrichissement de certains au détriment des autres. C&#8217;est la nécessité d&#8217;une juste répartition des biens et la lutte contre toute injustice et toute indifférence, la lutte contre le mépris de la valeur humaine. Etre socialiste, c&#8217;est placer les intérêts de l&#8217;homme et intrinsèquement ceux de la nature avant les intérêts économiques.</p>
<p><em>Propos recueillis par Majid Ba</em></td>
</tr>
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		<title>La Poste: la mobilisation continue</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 12:04:42 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Mobilisation]]></category>
		<category><![CDATA[privatisation]]></category>
		<category><![CDATA[Socialiste]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec plus de 2,3 milions de participants à travers le pays, dont 7 979 dans le 18e, le résultat de la votation populaire du 7 octobre est un formidable encouragement à poursuivre la lutte contre la privatisation de La Poste: 98% des votants ont dit NON. Trois rendez-vous: - mercredi 28 octobre:  réunion publique à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Avec plus de 2,3 milions de participants à travers le pays, dont 7 979 dans le 18e, le résultat de la votation populaire du 7 octobre est un formidable encouragement à poursuivre la lutte contre la privatisation de La Poste: 98% des votants ont dit NON.</p>
<p>Trois rendez-vous:</p>
<p>- mercredi 28 octobre:  réunion publique à 20h à la mairie du 18e organisée par le Comité local 75018 contre la privatisation, pour un débat public et un référendum sur le service public postal</p>
<p>- samedi 31 octobre à 11h: mobilisation devant les bureaux de Poste, le kiosque à journaux de La Chapelle et de la mairie du 18e.</p>
<p>- lundi 2 novembre à 18h: 1er jour des débats au Sénat en séance publique de la proposition de loi. Rassemblement rue Rotrou, Métro Odéon.</p>
<p><a href="http://ps-paris18cgo.org/2009/09/16/votation-citoy…on-de-la-poste/">Lire le précédent article</a></p>
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		<title>Les socialistes face à la crise du capitalisme</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Oct 2009 17:35:28 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Coup de coeur / coup de gueule des militants]]></category>
		<category><![CDATA[capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Jospin]]></category>
		<category><![CDATA[Socialiste]]></category>

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		<description><![CDATA[Texte de notre camarade Jospin publié par la Fondation Jean Jaurès en octobre 2009 Préface : « Les socialistes face à la crise du capitalisme » : c’est un thème aussi ancien qu’actuel. Dans cet essai, je l’aborderai en trois temps : camper les protagonistes, d’abord – le capitalisme, d’un côté, et les socialistes de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Texte de notre camarade Jospin publié par la Fondation Jean Jaurès en octobre 2009</p>
<p>Préface :</p>
<p>« Les socialistes face à la crise du capitalisme » : c’est un thème aussi ancien qu’actuel. Dans cet essai, je l’aborderai en trois temps : camper les protagonistes, d’abord – le capitalisme, d’un côté, et les socialistes de l’autre – pour préciser de quoi et de qui nous parlons ; esquisser, ensuite, une synthèse historique de l’attitude des socialistes face aux crises du capitalisme ; donner, enfin, mon regard de socialiste sur la crise actuelle.<br />
Lionel Jospin</p>
<p>Télécharger : <a href="http://ps-paris18cgo.org/files/2009/10/les-socialistes-face-a-la-crise-du-capitalisme-lionel-jospin.pdf">Les socialistes face à la crise du capitalisme</a></p>
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		<title>Cannabis: sortir du statu quo &#8211; ©Libération -lundi 10 novembre 2003</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 10:47:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[focus]]></category>
		<category><![CDATA[18e arrondissement]]></category>
		<category><![CDATA[réforme]]></category>
		<category><![CDATA[Vaillant]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Daniel VAILLANT - ©Libération -lundi 10 novembre 2003 S&#8217;il est avéré que la consommation occasionnelle de cannabis n&#8217;est pas plus dangereuse que celle du tabac, il faut avoir le courage de mettre en œuvre, au moins à court terme, quatre dispositions qui permettront de régler le problème que la loi actuelle ne règle pas. Si la consommation de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Daniel VAILLANT - ©Libération -lundi 10 novembre 2003</p>
<p>S&#8217;il est avéré que la consommation occasionnelle de cannabis n&#8217;est pas plus dangereuse que celle du tabac, il faut avoir le courage de mettre en œuvre, au moins à court terme, quatre dispositions qui permettront de régler le problème que la loi actuelle ne règle pas.</p>
<p>Si la consommation de drogues est ancienne et a toujours accompagné la vie de l&#8217;humanité, force est de constater qu&#8217;aujourd&#8217;hui le phénomène a pris des proportions catastrophiques.</p>
<p>Maire du XVIIIe arrondissement, je vois et déplore quotidiennement les conséquences de la consommation de drogues dures, avilissantes, destructrices, mortifères pour ceux qui en sont dépendants. Par ailleurs, il n&#8217;est pas un jour sans que je doive agir afin de contribuer au soulagement des populations qui subissent les nuisances et les drames engendrés par la consommation et les trafics.</p>
<p>Dans cet arrondissement, le phénomène est plus visible qu&#8217;ailleurs et multiforme : polytoxicomanie associant alcool, drogues et médicaments dangereux, psychotropes pris hors contrôle médical, dépendance anéantissante au crack (dérivé dangereux de la cocaïne), etc.</p>
<p>A ce propos, je constate et regrette l&#8217;inefficience des politiques publiques et les difficultés d&#8217;application de l&#8217;injonction thérapeutique pour lutter contre ce drame social qui fait tant de dégâts dans les populations fragiles. Il est donc grand temps que la recherche médicale et pharmaceutique, les autorités de santé publique et les institutions compétentes de l&#8217;Etat s&#8217;attaquent énergiquement à ce drame. De même, la question doit aussi être portée mieux et avec plus de force à l&#8217;échelon européen et international, car les grands réseaux de trafiquants ignorent les frontières pour commettre leurs crimes. Des trafiquants que je condamne et envers lesquels je souhaite une répression plus sévère. A mon sens, le vrai sujet, le vrai drame et la vraie galère viennent donc essentiellement de la dépendance aux drogues dures.</p>
<p>Pour autant, ce sujet ne doit pas occulter celui qui agite aujourd&#8217;hui le débat public, les médias et même le gouvernement : la consommation de cannabis. Celle-ci a augmenté de manière préoccupante. Au même titre que le tabagisme, l&#8217;alcoolisme ou la dépendance à des drogues ou produits toxiques divers, la croissance du nombre de consommateurs de cannabis peut poser un grave problème de santé publique.</p>
<p><strong>D&#8217;où la question : autorisation de la consommation ou pas ?</strong></p>
<p>Jusque-là, tous les gouvernements l&#8217;ont refusée. Moi-même, comme ministre de l&#8217;Intérieur, je n&#8217;y étais pas favorable. Cependant, devant l&#8217;hypocrisie ambiante face à ce sujet, je souhaite intervenir dans le débat.</p>
<p>Sans doute pour sortir du statu quo, le Premier ministre a récemment suggéré une «contraventionnalisation» des consommateurs et une aggravation des peines pour les trafiquants. Si, a priori, la proposition paraît juste, elle me semble néanmoins hâtive dans la mesure où elle ne répond pas à une question préalable et fondamentale : la consommation régulière de cannabis est-elle anodine ou dangereuse pour la santé ? Autrement dit, le cannabis est-il facteur de cancers ou d&#8217;autres maladies ? Est-ce une étape automatique vers la consommation de drogues plus dures ? On n&#8217;en sait rien. Jusqu&#8217;à ce jour, aucune étude scientifique fiable ne permet de se faire une idée à ce sujet.</p>
<p>Une seule évidence : il faut faire la différence entre la consommation «bourgeoise», adulte et occasionnelle, et la consommation de jeunes, de plus en plus jeunes, dépendants du joint et du deal.</p>
<p>Par ailleurs, personne ne remet en cause la dangerosité des conduites à risque (par exemple, conduite de véhicules ou d&#8217;engins mécaniques, profession médicale, fonction d&#8217;autorité publique, etc.).</p>
<p>Il est donc urgent que les chercheurs et les médecins éclairent l&#8217;opinion et les autorités publiques sur le risque réel pour la santé des consommateurs.</p>
<p>Cette question n&#8217;est pas anodine. En effet, s&#8217;il est avéré que la consommation occasionnelle de cannabis n&#8217;est pas plus dangereuse que celle du tabac ou de l&#8217;alcool, il faut avoir le courage de sortir vraiment du statu quo et de mettre en oeuvre, au moins à court terme, quatre dispositions qui permettront de régler le problème que la loi actuelle ne règle pas :</p>
<p><strong>1 &#8211; Encadrer et contrôler la production ou l&#8217;importation ;</strong></p>
<p><strong>2 &#8211; Autoriser la consommation pour tenir compte de la banalisation, à l&#8217;exception des mineurs de moins de 16 ans ;</strong></p>
<p><strong>3 &#8211; Contraventionnaliser et pénaliser la conduite à risque comme pour l&#8217;alcool ;</strong></p>
<p><strong>4 &#8211; Durcir la pénalisation et les sanctions pour les trafiquants, du simple deal au gros trafic, de façon proportionnée et graduelle</strong>.</p>
<p>Bien sûr, cette clarification n&#8217;aurait de sens que si l&#8217;éducation des jeunes, l&#8217;information préventive et dissuasive, faisait l&#8217;objet de campagnes puissantes pour être efficace. Quoi qu&#8217;il en soit, l&#8217;objectif des politiques publiques étant le recul de toutes les consommations, il faudra bien, à plus long terme, que la priorité soit donnée à la lutte contre la production, c&#8217;est-à-dire l&#8217;offre au plan international. C&#8217;est donc la question des rapports avec les grandes puissances et leurs lobbies qui est posée, lesquels laissent la production de cannabis et autres plantes hallucinogènes se développer au détriment de productions agricoles jugées trop coûteuses.</p>
<p>Un grand débat doit être ouvert sur tous ces sujets, sans démagogie, afin de susciter des réponses innovantes et courageuses. En tout cas, une chose est sûre, il ne suffira pas d&#8217;une loi d&#8217;affichage. Elle donnerait sans doute bonne conscience aux politiques, mais elle ne suffirait pas pour résorber le phénomène.</p>
<p>Sur des sujets aussi difficiles, personne ne peut avoir la prétention de donner des leçons, comme cela arrive trop souvent entre la droite et la gauche. Cependant, je considère que ce n&#8217;est pas en laissant se développer l&#8217;ultralibéralisme économique et sociétal, voire libertaire, que nous réglerons le problème.</p>
<p>Si nous voulons y parvenir, il faut retrouver le chemin d&#8217;une société de l&#8217;éducation, de la règle et de la solidarité qui soit fondée sur des valeurs partagées, autrement dit que nous restaurions le pacte républicain.</p>
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		<title>L’avenir se joue également en hauteur</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 10:37:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans le cadre de la délibération de juillet 2008, relative à l’évolution du paysage urbain parisien, le Conseil de Paris a décidé la possibilité d’autoriser, au cas par cas, la construction d’immeubles allant au-delà du plafond de 37 m dans la couronne et ses abords. Une des premières applications devrait concerner la ZAC Clichy Batignolles, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre de la délibération de juillet 2008, relative à l’évolution du paysage urbain parisien, le Conseil de Paris a décidé la possibilité d’autoriser, au cas par cas, la construction d’immeubles allant au-delà du plafond de 37 m dans la couronne et ses abords. Une des premières applications devrait concerner la ZAC Clichy Batignolles, le Conseil de Paris ayant décidé l’engagement de la procédure de révision du PLU sur ce secteur. Il est à noter que cette procédure sera soumise préalablement à concertation publique.</p>
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